Carpe diem…

Je dois vous faire un aveu !

Mis à part quelques broutilles concernant ma santé, je n’ai aucune excuse pour vous avoir abandonné pendant cinq ans… Cinq longues années au cours desquelles vous m’avez déserté (et vous avez eu bien raison !), et où vous m’avez manqué également  (et j’en assume tous les torts !). Mais aujourd’hui, je reviens de mes froidures quasi hivernales, pour me réchauffer auprès de vous. N’attendez pas que je me vête de l’habit de bure des bourgeois de Calais, offrant les clés de la ville, allégeance suprême : vous avez fait votre chemin, j’ai accepté le mien…

J’aurai pu user de mille stratagèmes pour virginiser ma conduite, ou l’occulter. Par exemple, supprimer ce blog, en créer un autre, et ni vu ni connu, je serai un impétrant sur la toile… ! Ou bien, de manière coruscante, prétendre avoir rempli quelque mission importante (forcément !) comme un nonce ou un ambassadeur de la culture à travers le monde, me bombardant représentant pénitentiaire (je l’ai vu faire, vous aussi !)… Ou encore conter m’être retiré de notre vacarme moderne, seul avec moi-même, en une grotte inaccessible, introspectant le peu de mon existence, ou avoir passé ce temps au Tibet, à compter les yétis, ou  m’être perché, cinq ans, sur une colonne, comme Simon le Styliste (lui, plus de vingt ans, a-t-on dit !), pour écrire mon chef-d’œuvre, tel Les Misérables de Hugo ou Guerre et Paix de Tolstoï… Ou encore, ou encore… Mille grossières, vous dis-je, mais je l’aurai mal fait, et vous l’auriez repéré de suite… !

Lors, il n’en est rien… ! L’auteur, même à gloire haute, à reconnaissance suprême, sort de cette vie comme il est entré, nu. Vidé de ses mots écrits, de ses idées exprimées, parfois de sa pensée combattante… Exténué, purgé de sa sève offerte, vidé… oui, c’est le mot, vidé ! Aussi, moi qui ni prétends ni à renom d’ici, ni à gloire panathénienne, je vis carpe diem…

Mais je ne suis pas resté inactif, tout de même, à contempler mon inanité…

J’ai entamé un classement drastique de mes travaux d’écriture, l’artisanat fécond de ma vie (trop, diront peut-être certains, je ne puis en juger !). Les critiques gèrent, de leur jugement sûr (ou sur, pour quelques !), non seulement la qualité d’une œuvre, mais aussi, bien souvent, en préconisent ou dénient la pérennité posthume, sans que conscience ne les titille ; et toute gêne, à leur égard, vient de là……

Pour m’en désaliéner (par avance !), à partir du mois de janvier 2020, je publie une partie de ce travail sur Amazon. Des extraits seront aussi à suivre sur Twitter, puis bientôt, sur d’autres plateformes culturelles, et d’autres sites sociaux ou de partage…

Cela ne dépendra pas que de moi… Auteur prolifique, je sais mes incapacités, et celle de la maîtrise des outils de technologie actuelle n’est pas la plus flagrante… C’est dire les autres ! En fait, cela dépendra, je devrais dire, surtout… de Vous… !

Pendant des années, vous avez nourri l’honneur de mon métier de chanteur, auteur de théâtre, ferez-vous accueil plus favorable encore, à ma part d’écrivain et de… (j’allais écrire penseur, car certains livres tendent à ce sens, mais je m’abstiens !) de réflecteur (là, je peux le dire) de notre monde… Déjà bien grand mot, et si vaste responsabilité !

Permettez-moi de profiter de l’occasion, terminant ce libelle de mon retour, pour remercier chaleureusement ceux qui soutiennent ma nouvelle marche vers vous, espérant, cette fois, lui voir connaître une longue, intense et constructive prospérité…

Merci à ceux qui m’ont conservé leur fidélité, malgré l’absence,
Merci à ceux qui prennent le temps de me découvrir,
Merci à ceux qui me rejoindront peut-être…
Merci à tous…

Votre auteur dévoué,
Christian Lemoine.

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